miércoles, abril 12, 2006

Lo que hubo de decir Baudelaire





Mi alazán decidió plantarse en Karrantza, lugar de donde provenía mi abuelo... allí, en el valle, tuvo una serie de recuerdos que le impedieron continuar la marcha.






Cogí las alforjas y ante la imposibilidad de atravesar los Pirineos, decidí partir rumbo a la estación de Vitoria-Gasteiz, era noche cerrada y eso me permitió encontrar pocos pasantes con quienes intercambiar algunas palabras de mi muy básico manejo del vasco. El tren a París es directo.



Y me acompañaba La servante au grand couer
La servante au grand coeur dont vous étiez jalouse,
Et qui dort son sommeil sous une humble pelouse,
Nous devrions pourtant lui porter quelques fleurs.
Les morts, les pauvres morts, ont de grandes douleurs,
Et quand octobre souffle, émondeur des vieux arbres,
Son vent mélancolique à l'entour de leurs marbres,
Certes, ils doivent trouver les vivants bien ingrats,
A dormir, comme ils font, chaudement dans leurs draps,
Tandis que, dévorés de noires songeries,
Sans compagnon de lit, sans bonnes causeries,
Vieux squelettes gelés travaillés par le ver,
Ils sentent s'égoutter les neiges de l'hiver
Et le siècle couler, sans qu'amis ni famille
Remplacent les lambeaux qui pendent à leur grille.

Lorsque la bûche siffle et chante, si le soir,
Calme, dans le fauteuil je la voyais s'asseoir,
Si, par une nuit bleue et froide de décembre,
Je la trouvais tapie en un coin de ma chambre,
Grave, et venant du fond de son lit éternel
Couver l'enfant grandi de son oeil maternel,
Que pourrais-je répondre à cette âme pieuse,
Voyant tomber des pleurs de sa paupière creuse?




Llegado a Montparnasse encontré una nota de Baudelaire.
Hipócrita Lector:
Sabes bien lo que cuesta -no, no lo sabes ni espero que lo sepas- mover los huesos del viejo Aupick. ¡Ah, joven rebelde! Mi único acto de rebeldía fue adscribirme a aquella revuelta para ver si el populacho mataba a este aristócrata infeliz. Pero ya vez: ni siquiera pude confiar en el "pueblo francés". Toma una de las rosas negras o de las que siendo rojas ya estén secas, de las que suelen dejar sobre esta mi tumba compartida. Y ven a buscarme a las Tullerías, desde allí caminaremos hacia el Louvre. ¿Buscas a Beatrice y al Amor? Ayer ya te dije lo que pienso. Pero arranco un poema de un tal Aragon: un poeta mediano demasiado celebrado en ese siglo XX que tuve la suerte de no ver... pero, a veces, posee cosas geniales. Te lo dejo: medita. Ve a paso lento, he ido a recoger mi traje a Montmartre.







Il n'y a pas d'amour heureux (No existe amor dichoso)(Aragón. Mús: Brassens)

Rien n'est jamais acquis à l'homme. Ni sa force (Nada es dado jamás al hombre. Ni su fuerza)
Ni sa faiblesse ni son cœur. Et quand il croit (ni su debilidad ni su corazón. Y cuando cree)
Ouvrir ses bras son ombre est celle d'une croix (abrir sus brazos su sombra es la de una cruz)
Et quand il croit serrer son bonheur il le broie (y cuando cree apretar su alegría, la tritura)
Sa vie est un étrange et douloureux divorce (su vida es un extraño y doloroso divorcio)

Il n'y a pas d'amour heureux (No existe amor dichoso)

Sa vie elle ressemble à ces soldats sans armes (Su vida recuerda a aquellos soldados sin armas)
Qu'on avait habillés pour un autre destin (que habían sido vestidos para otro destino)
A quoi peut leur servir de se lever matin (de qué puede servirle levantarse mañana)
Eux qu'on retrouve au soir désarmés incertains (a aquellos que uno encuentre por la tarde, desarmados e inciertos)
Dites ces mots Ma vie et retenez vos larmes (díles estas palabras Mi vida y retén las lágrimas)

Il n'y a pas d'amour heureux (No existe amor dichoso)

Mon bel amour mon cher amour ma déchirure (Mi bello amor, mi querido amor, mi desgarro)
Je te porte dans moi comme un oiseau blessé (yo te llevo en mí como un pájaro herido)
Et ceux-là sans savoir nous regardent passer (y aquéllos sin saber nos ven pasar)
Répétant après moi les mots que j'ai tressés (repitiendo luego de mí las palabras que he trenzado)
Et qui pour tes grands yeux tout aussitôt moururent (y que para tus grandes ojos en seguida mueren)

Il n'y a pas d'amour heureux (No existe amor dichoso)

Le temps d'apprendre à vivre il est déjà trop tard (Ya es demasiado tarde para el tiempo de aprender a vivir)
Que pleurent dans la nuit nos cœurs à l'unisson (que lloren en la noche nuestros corazones al unísono)
Ce qu'il faut de malheur pour la moindre chanson (lo que sea necesario de desdicha para la mínima canción)
Ce qu'il faut de regrets pour payer un frisson (lo que sea necesario de arrepentimientos para pagar un escalofrío)
Ce qu'il faut de sanglots pour un air de guitare (lo que haga falta en sollozos para un aire de guitarra)

Il n'y a pas d'amour heureux (No existe amor dichoso)



Llegué a las tullerías taraeando el aire de guitarra. Esperé un buen rato y, en eso apareció Bukowski, me dio un poema sobre París (que lo guardé en el saco), me ofreció algo de bourbon y al enterarse de que venía Baudelaire decidió irse porque dijo no ir vestido para la ocasión: lo esperaba la noche de los bares del Boulevard Clichy y las putas de la Rue Saint-Dennis.

-Sabrás diculparme, me dijo Baudelaire al aproximarse, pero un dandy sabe el tiempo necesario por el cual debe hacerse esperar, según la ocasión y la textura del día. Por cierto, te he visto dando limosna a un podriosero, ¿acaso? La caridad es la única llave, decía alguien que después se condenó, también. Me refiero al pequeño Arthur, ese palurdillo que pensaba ser poeta: cualquiera es poeta a los 20. Yo ya tenía todo hecho a los 26, luego dejé que el spleen se encargara del resto. La cuestión, como una corbata bien puesta, es saber mantenerla en apariencia y sin desgaste.
Aunque, sindo interesadamente justos, aquel bisoño tenía un poema que con las décadas llegó a agradarme, enfatizo esto último.



Adieu


L'automne déjà ! - Mais pourquoi regretter un éternel soleil, si nous sommes engagés à la découverte de la clarté divine, - loin des gens qui meurent sur les saisons.
L'automne. Notre barque élevée dans les brumes immobiles tourne vers le port de la misère, la cité énorme au ciel taché de feu et de boue. Ah ! les haillons pourris, le pain trempé de pluie, l'ivresse, les mille amours qui m'ont crucifié ! Elle ne finira donc point cette goule reine de millions d'âmes et de corps morts et qui seront jugés ! Je me revois la peau rongée par la boue et la peste, des vers plein les cheveux et les aisselles et encore de plus gros vers dans le coeur, étendu parmi les inconnus sans âge, sans sentiment... J'aurais pu y mourir... L'affreuse évocation ! J'exècre la misère.
Et je redoute l'hiver parce que c'est la saison du confort !
- Quelquefois je vois au ciel des plages sans fin couvertes de blanches nations en joie. Un grand vaisseau d'or, au-dessus de moi, agite ses pavillons multicolores sous les brises du matin. J'ai créé toutes les fêtes, tous les triomphes, tous les drames. J'ai essayé d'inventer de nouvelles fleurs, de nouveaux astres, de nouvelles chairs, de nouvelles langues. J'ai cru acquérir des pouvoirs surnaturels. Eh bien ! je dois enterrer mon imagination et mes souvenirs ! Une belle gloire d'artiste et de conteur emportée !
Moi ! moi qui me suis dit mage ou ange, dispensé de toute morale, je suis rendu au sol, avec un devoir à chercher, et la réalité rugueuse à étreindre ! Paysan !
Suis-je trompé, la charité serait-elle soeur de la mort, pour
moi ?
Enfin, je demanderai pardon pour m'être nourri de mensonge. Et allons.
Mais pas une main amie ! et où puiser le secours ?

***

Oui, l'heure nouvelle est au moins très sévère.
Car je puis dire que la victoire m'est acquise : les grincements de dents, les sifflements de feu, les soupirs empestés se modèrent.Tous les souvenirs immondes s'effacent. Mes derniers regrets détalent, - des jalousies pour les mendiants, les brigands, les amis de la mort, les arriérés de toutes sortes. - Damnés, si je me vengeais !
Il faut être absolument moderne.
Point de cantiques : tenir le pas gagné. Dure nuit ! le sang séché fume sur ma face, et je n'ai rien derrière moi, que cet horrible arbrisseau !... Le combat spirituel est aussi brutal que la bataille d'hommes ; mais la vision de la justice est le plaisir de Dieu seul.
Cependant c'est la veille. Recevons tous les influx de vigueur et de tendresse réelle. Et à l'aurore, armés d'une ardente patience, nous entrerons aux splendides villes.
Que parlais-je de main amie ! un bel avantage, c'est que je puis rire des vieilles amours mensongères, et frapper de honte ces couples menteurs, - j'ai vu l'enfer des femmes là-bas ; - et il me sera loisible de posséder la vérité dans une âme et un corps.

Avril-août, 1873.

(ADIOS

El otoño ya! —Pero por qué añorar un sol eterno, cuando estamos empeñados en descubrir la claridad divina, —lejos de las gentes que mueren en las estaciones.

El otoño. Nuestra barca en lo alto de las brumas inmóviles vira hacia el puerto de la miseria, la ciudad enorme de cielo manchado de fuego y lodo. ¡Ah! ¡los harapos podridos, el pan empapado en lluvia, la embriaguez, los mil amores que me han crucificado! ¿No acabará nunca esta soberana vámpiro de millones de almas y de cuerpos muertos y que serán juzgados! Vuelvo a verme la piel devorada por el fango y la peste, llenos de gusanos los cabellos y las axilas y con gusanos aún mayores en el corazón, tendido entre desconocidos sin edad, sin sentimiento... Hubiera podido morir allí… ¡Horrible evocación! Execro la miseria.


¡Y temo al invierno por ser la estación del "confort"!


—A veces veo en el cielo playas sin fin cubiertas de blancas naciones jubilosas. Por encima de mí, un enorme navío de oro agita sus pabellones multicolores en las brisas de la mañana. He creado todas las fiestas, todos los triunfos, todos los dramas. He tratado de inventar nuevas flores, nuevos astros, nuevas carnes, nuevos idiomas. Creí adquirir poderes sobrenaturales. ¡Y bien! ¡debo enterrar mi imaginación y mis recuerdos! ¡Bella gloria de artista y de narrador perdida!


¡Yo! ¡Yo que me consideré ángel o mago, dispensado de toda moral, soy restituido a la tierra, con un -deber que hay que buscar, y una rugosa realidad que es necesario estrechar! ¡Patán!


¿Me engaño? ¿La caridad sería, para mí, hermana de la muerte?


En fin, pediré perdón por haberme nutrido de falsedad. ¡Y adelante!


¡Pero ni una mano amiga! ¿Y adónde pedir socorro?


*



Sí, la nueva hora al menos es muy severa. Porque puedo decir que alcancé la victoria: el rechinar de dientes, los silbos del fuego, los suspiros pestíferos se moderan. Todos los inmundos recuerdos se desvanecen. Mis últimos pesares escapan, —celos de los mendigos, los bandoleros, los amigos de la muerte, los retardados de toda especie.—Condenados, ¡si yo me vengase!

Hay que ser absolutamente moderno.


Nada de cánticos: conservar lo ganado. ¡Dura noche! La sangre reseca humea sobre mi rostro, y detrás de mí sólo tengo ese horrible y diminuto arbusto... El combate espiritual es tan brutal como la batalla de los hombres; pero la visión de la justicia es el placer de Dios únicamente.


Entretanto es la víspera. Recibimos todos los influjos de vigor y de auténtica ternura. Y al llegar la aurora, armados de ardiente paciencia, entraremos en las espléndidas ciudades.


¡Qué hablaba yo de mano amiga! Es una ventaja considerable poder reírme de los viejos amores engañosos y cubrir de verguenza a esas parejas embusteras, —he visto allá el infierno de las mujeres; —y me será posible poseer la verdad en un alma y un cuerpo.
)

Abril - agosto, 1873.


- ¡Ah! Pobre niño, no sabía gran cosa... si yo le contara lo que realmente es el otoño. Tal vez si me lo pudiera cantar a mí mismo, otra vez... hice de mi vida un perfecto otoño: el de la piedra gris parisina que labró el beato Haussmann. Mató mi cisne y el último aire medieval, que es lo único que le confiere tragedia a una ciudad. ¿Dónde está la sucidedad ahora? Mi spleen es mi única época y todas a la vez.
Por cierto, ¿quién era el mendigo?
-Era Charles Bukowski.
-¡Ah!... "él". ¿Qué te dijo?
Le leí la última parte del poema que me diera:
Paris was absolutely nothing.
I did see a dog that looked like a
white wolf.
I don't remember leaving
Paris.
but I must have been
there.
it was somewhat like leaving
a fashion magazine in a
train station.

- Bueno, sentenció el buen Charles, lo cual demuestra que el absinthe, frente al whisky, conserva mejor la unción entre el alma y el cuerpo en la glándula pineal.
Vayamos a lo nuestro: has venido a París, esta vez, a sacarme de mi tumba y buscar a Beatrice: yo amo el cuerpo y por lo mismo lo desprecio. Mi relación con las mujeres no podía ser más que con prostitutas, pues así garantizaba no entregar nada de mi precioso Yo... lo de Jeanne Duval fue otra historia... no me dejó amor pero sí al menos la sífilis, lo cual, visto bajo ciertas perspectivas puede ser más duradera que aquél. Pero entiendo espíritus más jóvenes y noblemente ingenuos como el tuyo. Pero a Dante no: él era un castrati... en fin, ya hablaremos.


- Mira esta pirámide estúpida creada por los hombres. Desde aquí vemos un flanco del antiguo palacio real... los faraones, donde miren, ven a Atón fulgurante y el desierto eterno que no hace más que recordarles su inmortalidad y nosotros, qué vemos: un edificio. Como te dije, el Louvre debió haber sido quemado con la Bastilla... o, mejor, transladar las obras griegas a la Bastilla y prenderle fuego al resto. Como he dicho ya, me aburro en Francia porque todo el mundo se parece a Voltaire.
Empero, mi hipócrita hermano, te digo una cosa que ya señalé cuando puse mi corazón al desnudo: no desprecies la sensibilidad de nadie. La sensibilidad de cada uno es su genio. Sólo existen dos lugares donde uno paga por el derecho de gastar: las letrinas públicas y las putas.
A fuer de ser cínico he de seguir mostrándote los sendero del amor.


Ten: aquí tienes a la dama de Milo. Algunos dicen que es una vulgar rellenita. A mí me da sopor... hasta que descubro que no tiene brazos para estrecharme: es cuando mejor me fijo en la delicadez de sus senos y del paño que deja ver su cadera. Es sólo cuando la veo desprovista de ganas de estrecharme y los ojos vacíos, siempre vacíos, en que puedo considerarla hermosa. Es su falta de caricias lo que me promete amarla. Ese balanceo hacia un lado mira a, a... a todos y nadie. A veces pienso que puedo comprender esa mirada, pero eso es sólo por una pequeña ventaja actual: soy ya un cráneo de vacías cuencas. Y no hay nada más cercano al mármol que el hueso. La orfandad ósea. Todos los huesos somos estatuas de eterna exposición. Mira, sino, cómo me visitan: el hombre moderno ha hecho de los cementerios verdaderos museos... con un arte deplorable, claro está.
Ven amada, ¡abrázame! ¿No puedes, verdad? Jajajaja... eso es el amor para mí, hoy soy espectro que acompaña a este muchacho, pero en circunstancias normales a mi actual condición, tendría miedo de abrazarte por el sólo temor a desarmarme. Bueno basta de plática inútil.
Mira a esta otra, se dice que es Atenea y sí tiene brazos. Vaya un perfil hermoso y un casco: una mujer guerrera. Ella une lo que ese cuadro sobre Platón y Aristóteles separaba: un brazo apunta al cielo, lo alto, el espíritu que ríe del ballestero; la otra, hacia la tierra, la carne y sus insondables placeres de los cuales el espíritu no sería más que una extensión... élan vital, le llamó un filosofillo.
Mira cómo cubre sus níveos pechos: ¿no es adorable?
Empero, siempre me he preguntado si esos brazos podrían sostener el cuerpo de un hombre, un cuerpo provisto de un corazón que destilase sangre, bilis negra y amarilla, -¿ves? no soy sólo hipócrita sino también hipocrático- la sabiduría... Escucha hijo, esto que escribí en los días postreros de mi diario:
Casi toda nuestra vida está empleada en curiosidades bobas. En cambio, hay cosas que deberían excitar la curiosidad de los hombres de grado más elevado, y que, a juzgar por su tren de vida ordinario, no se inspiran en ninguna: ¿Dónde están nuestros amigos muertos?
¿Por qué estamos aquí?

¿Venimos de algún lugar?

¿Qué es la libertad?
¿Puede ésta estar de acuerdo con la ley povidencial?

¿El número de almas es finito o infinito?
¿Y el número de tierras habitables?
Etc., etc.
He aquí lo que tengo que decirte: junta Venus con Atenea: dale brazos a una y cuídate que puedan sostenerte. Pero aún verás la muerte en sus cuencas vacías. Entonces abraza la carne, vuélvelas carne: por cada estatua en esta porción de museo hay una mujer con músculos que se mueve y de las que éstas no son sino la evocación que la muerte solemne advierte.
Te regalo un poema, vamos a Montmartre, usa tu mejor paraguas bastón y vamos: las Beatrices no existen. Sí las mujeres que pasan y que debes retener. Hèlas! Vuelve hipócrita hermano, rocía de Bordeaux mi tumba y regresa... y cuida de detener la passante.

Y Baudelaire reía, serenamente.










À une passante
(A una pasante- Baudelaire)

La rue assourdissante autour de moi hurlait. (La calle ensordecedora alrededor mío aullaba)
Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse, (larga, delgada, en gran duelo, dolor majestuoso)
Une femme passa, d'une main fastueuse (una mujer fastuosa, con una mano fastuosa)
Soulevant, balançant le feston et l'ourlet ; (provocando, balanceando la guirnalda y el dobladillo)

Agile et noble, avec sa jambe de statue. (Ágil y noble, con su pierna de estatua)
Moi, je buvais, crispé comme un extravagant, (Yo, yo bebía, crispado como un extravagante)
Dans son œil, ciel livide où germe l'ouragan, (en su ojo, cielo lívido donde germina el huracán)
La douceur qui fascine et le plaisir qui tue. (El dulzor que fascina y el placer que mata)

Un éclair... Puis la nuit ! - Fugitive beauté (Un relámpago... ¡luego la noche! - Fugitiva belleza)
Dont le regard m'a fait soudainement renaître, (cuya mirada me ha hecho repentinamente renacer)
Ne te verrai-je plus que dans l'éternité ? (¿no te veré más que en la eternidad?)

Ailleurs, bien loin d'ici ! Trop tard ! Jamais peut-être ! (En otro lugar, ¡bastante lejos de aquí! ¡Demasiado tarde! ¡Puede que jamás!)
Car j'ignore où tu fuis, tu ne sais où je vais, (puesto que ignoro a dónde huyes, tú no sabes a dónde voy yo)
Ô toi que j'eusse aimée, ô toi qui le savais ! (¡Oh tú que hubiese amado!, ¡Oh tú que lo sabías!)

45 comentarios:

noemi dijo...

No envidio tu viaje con Baudelaire, porque dicen por ahí de su mal carácter.


(Muy hermoso)

Marga dijo...

Ummm Baudelaire, Bukowsky... alguien da más? nada de arquetipos!! fuera los brazos!! abajo las ruinas!!! la vida y la muerte se alzan... ni Dante pudo con ello, ni corazones al desnudo, ni mujeres, hombres, poetas... sólo quedan las batallas, amigo, y cruzar los dedos con el deseo de que no te rompan al luchar (y probablemente suceda)

Crucemos los dedos, hasta los de los pies, pues...
Besosssss de tarde a la sombra de una higuera.

amelche dijo...

Me pregunto qué dirá XNEM después de esto... Yo me he quedado sin palabras.

Reaño dijo...

Noemí: sí, Monsieur Baudelaire tiene mal carácter... pero se le perdona por su divinidad.

Marga: ¡salud! Como dice la canción de Dylan: al final ganó la guerra, perdiendo todas las batallas.

Ana: Toma aire: opina: qué dirá, sino, Charles?
Por cierto, dónde está Xnem?

MaleNa dijo...

Si te lo digo, no lo crees,
anoche a medianoche, estaba entredormida en mi amoroso futton, dejàndome llevar de las manos con Carmina Burana, divagando (casi dormida) con el tìtulo de mi ùltimo cuadro, zas!! llegò Bukowski, asì me quedè dormida, con esta imagen..

Conocí a un genio

" Hoy
conocí a un genio en el tren
como de seis años de edad;
se sentó a mi lado y,
mientras el tren
corría por la costa,
llegamos al océano.
el niño me miró y me dijo:
el mar no es nada bonito.

fue la primera vez
que me di cuenta
de ello. "

Estoy en el trabajo, luego te leo con màs aplicaciòn desde casa.

Una flor de regalo.

mariesaddie dijo...

Cuánto maldito!!!!!

Noctiluca dijo...

Casi lo unico que puedo decir de este post es que Ernesto es un gran escritor. Y un poeta. Es eso, no importa tanto si polemizamos sobre su contenido. Ernesto es un gran provocacor, el arma sus bellos objetos y los ofrece como flores encendidas y fragantes: helas aqui, os gustan? Son parte de mi, de mi alma. Podrian por favor decirme cosas bonitas, o alguna cosa, sobre mi alma?

Si, yo te digo una, me gusta mucho tu alma. Es vivificante como abrir una ventana en primavera. Dan ganas de pasar la mano delante de tus ojos e hipnotizarte asi dejas de asociar ideas y pensamientos tuyos y de todos los que dijeron algo interesante, por un rato... y descansas. DESCANSAR. Alguien puede? Creo que solo puede el que ama...

Lo del amor y las putas y Baudelaire y la muerte y si es de carne o de hueso o es una estatua o una gorda, nada, son diversiones de la mente que juega a las escondidas con el espiritu y con el tiempo.

Si el miedo es el enemigo del amor. Si el amor es lo unico que nos arrebata de la muerte, queremos darle aire al amor? O preferimos cargar orgullosos con nuestro bello ataud por la ciudad? Ah son tan tentadores los ataudes lustrosos !!

Intuyo que el amor sucede o no sucede, y poco se puede polemizar al respecto. Pero que divertido es hablar !

"El amor esta en el mundo para olvidar al mundo." - Paul Eluard

Besos de estatua mordida por los paseantes, besos de labios heridos por los anios, besos de mujer y besos de gato, besos de llamarada, besos de agua, besos de cuencas vacias, y de cuencas llenas, besos de barco, besos de buey, besos de copas plateadas brillando en la noche, besos de palacios encendidos, besos de porcelana, besos de te, besos de babosa, besos como relampagos de terror, besos impermeables, besos

amelche dijo...

No sé dónde está XNEM, ya le he dicho que se venga para acá. Es que, después de leer tanto (y en francés), una ya no sabe qué decir, es que no se puede añadir más. Como dice Noctiluca, eres un provocateur.

Erika Almenara dijo...

Lo sabes todo ¿no?
un abrazo desde una fría Lima
Erika

Reaño dijo...

Clara: Clara, Lux, Fuente de Agua Clara. Dejo que tu mano repase mi antifaz y trato de descansar mis cavernas.
"El amor esta en el mundo para olvidar al mundo." - Paul Eluard
Trataré de olvidar hoy al mundo. Trataré de no pensar que pienso en Baudelaire y el amor...
Y recibo cada uno de esos besos, inventando alguna flor u hoja que les corresponda. Besos de cráneo y cuenca, besos de burning heart, besos que siempre hayan de ser besos.

Ana: Je suis un provocateur? Je suis un chien, comme, lui, il le disait, l'ami Ferré.

Erika: finjo, y la más de las veces me sale mal.
Un abrazo desde aquí. para ti y la ciudad que tanto amo.

Noctiluca dijo...

Amelche,

Tienes razon ! A veces con los post de Ernesto pasa eso, el pone todo y no se puede casi decir nada... Ay Ernesto, siempre hay que dejar un espacio vacio...

Ernesto,

No se si finjes... pero te gusta lucir una vestimenta atractiva, hecha de pensamientos y palabras.

Un escudo de palabras???

"las palabras no hacen el amor, hacen la ausencia" ... me contaron que dijo A. Pizarnik.

Clara

Reaño dijo...

Lo sé Clara, sólo pongo lo que tañe esta alma, o espíritu para los no-platónicos...
No, las palabras no hace el amor sino la ausencia.
Pero la ausencia de la palabra destruye el Amor.
¿Se entendería el Amor si uno no tuviese una palabra para nombrarla? ¿Se asiría el recuerdo de una Amada sin un nombre para expresar?
Palabras, palabras, todas ellas van atravesadas en el cuerpo y a él vuelven...

Reaño dijo...

Felizmente que, para los amantes, en la lejanía, por ello y para ello, existen y quedan las palabras...

amelche dijo...

REAÑO: ¿Tú también? Es curioso que en el blog de Marisaddie, Swyx dijera que era un perro (refiriéndose a ser vago) y que hace poco me haya mandado un comentario con metáforas diciendo que ya se va pareciendo a ti... (Por lo poético que eres.) ¿Serás Swyx disfrazado de Reaño? ¿Será él Reaño disfrazado de Swyx? ¿Seréis los dos perros disfrazados de Swyx y Reaño respectivamente?
Mirando tus fotos pensaba que, si en vez de llevar gafas te pusieras monóculo, parecerías un lord inglés del siglo XIX, principios del XX.

NOCTILUCA: Veo que me comprendes :-)

amelche dijo...

Creo que XNEM estará aún leyendo el post, de aquí a mañana, cuando acabe, quizá te deje un comentario diciendo lo agotado que ha quedado de tanto leer. :D

Reaño dijo...

Ana: no, sólo soy yo, Ernesto, vestido de chien... esa historia, ese post me lo guardo para la otra semana para que lo puedas leer...
Tengo un monóculo del s. XIX de mi colección de gafas y espejuelos antiguos pero... me da vergüenza...

Xnem: ¡aparece, fiera!

Noctiluca dijo...

Si, es verdad, las palabras van atravesadas de cuerpo... y el cuerpo de palabras. Solo que a veces lo unico que entiende un cuerpo y un alma heridos, son las presencias... Quizas me refiero a un momento pre-simbolico... esencial.... primitivo, alli donde solo llega la intuicion de algo que nos reconoce y acepta.

Reaño dijo...

Clara: las palabras, aunque sean d elos muertos, las dice un cuerpo, con ojos, carne y espíritu. Las palabras también hace presencia porque llevan un trazo y el indeleble coraje de quien las pronuncia o escribe: escribir para no morir e incluso hablar para no morir...
Eso, es, también pre-simbólico e intuitivo: cómo es el trazo, que nos dice la grafía, que sonido se le asocia...
Aunque ya, para este momento mis cuencas vayan vacías y sólo me quede el dormir, hoy que Morfeo toca a retreta muy temprano, demasiado, para mí...

amelche dijo...

Buenas noches, y hasta pronto. Me consta que me perderé el llenazo del bar el viernes :(

Reaño dijo...

PS: el viernes abre el bar, para todos los inconfesables... celebrando, el 14 el 75 aniversario de la II República española: están todos -los que no estén de viaje y puedan- invitados...

amelche dijo...

Cada vez que bajo buscando los comentarios, el post parece un blog entero. ¡Qué de fotos y de escritos! Creo que Xnem está aún en la foto de Vitoria leyendo por ahí, hasta que llegue aquí, le queda un mundo.

Sir Faxx von Raven dijo...

créeme charles, yo quise abrazarla y retenerla, oler por siempre sus pechos, cobijarme en sus suaves brazos, darle todo a cambio.

pero yo ya le pertenecía a la tumba.

Reaño dijo...

Lettre Recommendé envoyé: Paris- La Poste:

" Cementerio de Montparnase, a 13 de enero.

Sir Faxx Von Raven,

Alguna vez, un poeta menor dijo: "¿por qué buscas a los vivos entre los que están muertos?
Bueno, yo agrego a eso: "...y viceversa"
Busque en cuál de los reinos mora su deseo, no los confunda.
Pero aún encontrando lo que busca sea consciente de la posibilidad de la inutilidad de lo que hace.
Entonces, brinde.
Suyo,

C.B.

phillip dijo...

Don Reaño, tu que buscas incesante, la clave , en sol o en fa o en LA por no se que decir o decidir, recuerdo comenterio de un tal Freud, destino en eleccion, Inglaterra o Francia?, caustico señor de Moravia respondio, "En Francia no, solo se escuchan a si mismos"...Londres alli la lengua de mi lengua se siente familiar, que lenguas de lenguas tu hablas, hombre de ningun lugar...que todos abarcas...Tan grande corazon..no cabe en la capa de Poe, tanta amplitud de vuelo, no necesita viento...Dieme por curiosidad, inocente y baldia, donde te nutres mejor...España? Francia o Lima?..

Un gran abrazo...de un noctambulo..deambulante...desohollinador...

xnem dijo...

Reaño así que nos das un día de fiesta para poder leer y digerir todo esto y te vas de paseo. Bravo! No te olvides "el chip del viaje". Yo ya no salgo sin él.

Robotrix dijo...

Monsieur, le dejo una reverencia para que vea que sigo viva... y que volveré pronto. Lo prometo. Ando un poco lost in translation, aunque con una cara distinta a la de Bill Murray :)

El Piscuis dijo...

Ernesto, coincido mucho con Clara, debes dejar algo que decir para que podamos aportar bocadillo, jajj, por eso lo mejor es decirte lo que pienso, que estás re loco, quizás tanto como yo, aunque lo dudo, jajaj...
Es un gusto muy grande haberte conocido, así lo siento ahora...

Saludos, amigo...

Reaño dijo...

He vuelto... el calor de Madrid me hizo retornar a la madriguera, no sin antes haber pasado un agradeble día en el jardín botánico y Lavapiés.

Phillip: concuerdo con Freud, para Freud... pero yo no podría vivir en Inglaterra sino preferiría Francia, también por un asunto de lengua.
Gracias por los comentarios con un toque en la boina.
Y me nutro siempre, mejor en Lima, cada calle que piso en cualquier lugar es la misma de años ha...

Xnem: Habéis vuelto... yo voy a dormir un poco antes de ver, por vez tropecienta, con un amigo belga que está de visita, In the name of the father.

Piscuis: trataré de decir menos la próxima vez... es que Baudelaire o "Burdelier", como a veces le digo, me lleva al desenfreno... gracias por decirme que estoy loco, es lo más bacán que me han dicho en estos días.
Un abrazo entrañable...

Reaño dijo...

Robotrix: tu vuelta se hace esperar... aquí te espero y te esperamos, con la absenta justa y la tarde de amistad!

samcorco dijo...

Camarada Reaño; con medio pie apretando la ropa dentro de la maleta me encuentro, y me apetecía saludar y dejar una buena botella de vino tinto para el bar de mañana (cosecha del 98 o el 99, que dicen que fue buena), y saludar a un buen amigo que nunca me falla y me enseña tantas cosas.
Abrazos fuertes. Brus le manda otro saludo desde su retiro en el balneario de cinco estrellas en el que pasará su peculiar Semana Santa. Hasta la vuelta, amigo.

Noctiluca dijo...

Casi lo unico que puedo decir de este post es que Ernesto es un gran escritor. Y un poeta. Es eso, no importa tanto si polemizamos sobre su contenido. Ernesto es un gran provocacor, el arma sus bellos objetos y los ofrece como flores encendidas y fragantes: helas aqui, os gustan? Son parte de mi, de mi alma. Podrian por favor decirme cosas bonitas, o alguna cosa, sobre mi alma?

Si, yo te digo una, me gusta mucho tu alma. Es vivificante como abrir una ventana en primavera. Dan ganas de pasar la mano delante de tus ojos e hipnotizarte asi dejas de asociar ideas y pensamientos tuyos y de todos los que dijeron algo interesante, por un rato... y descansas. DESCANSAR. Alguien puede? Creo que solo puede el que ama...

Noctiluca dijo...

Si el miedo es el enemigo del amor. Si el amor es lo unico que nos arrebata de la muerte, queremos darle aire al amor? O preferimos cargar orgullosos con nuestro bello ataud por la ciudad? Ah son tan tentadores los ataudes lustrosos !!

Intuyo que el amor sucede o no sucede, y poco se puede polemizar al respecto.

MaleNa dijo...

Alguna veces tus post, me parecen que acarician, despiertan, molestan..pero siempre detràs tuyo hay una finitud maravillosa.

Cuando me voy de acà tengo la piel màs nutrida.

Merci

Reaño dijo...

Clar: Hago caso a tu consejo, amaré y descansaré...hoy... y sí el amor sucede o no...
Uno debería poder decirse "yo sucedí"

Malena: Gracias por tu visita y tu aroma. Leerte me nutre, también, tu nombre, como la vida misma, reposan y se asientan en los ritmos inmortales.
À très bientôt.

Reaño dijo...

À demain... que mañana hay bar para los irredentos amigos y amigas que quieran celebrar o sólo alzar una copa: gracias a todos...

Griselle dijo...

Ha sido un gusto leerte.

besos y abrazos

Laura Hammer dijo...

uuhh..tanta gente...Solo queria felicitarlo por la selección de música.

mahaya dijo...

:-) me encanta aprender cosas

Reaño dijo...

Griselle: gracias por la visita, hoy hay bar, te esperamos.

Laurahammer: la música es la primera y mejor expresión de la vida.

Mahaya: tus palabras al viento siempre sabrán sobrecogerme.

xnem dijo...

Reaño es que estoy que no estoy, cuando pases por casa y veas la última te cuento.
Por cierto mahaya, te he contestado una cosa en mi blog. A mi también me encanta aprender cosas y hoy he aprendido unas cuantas gracias a ti.

Reaño dijo...

Querido Xavier, estoy terminando de preparar el bar: ya daré el toque de retreta... gracias por tus palabras siempre piadosas para conmigo...

La puta que no te parió dijo...

XVII- LA BELLEZA

Bella soy, ¡oh mortales!, como un sueño de piedra,
y mi seno, que a todos siempre ha martirizado,
para inspirar amor a los poetas medra
a la materia igual, inmortal y callado.

En el azul impero, incomprendida esfinge;
al blancor de los cisnes uno un corazón frío;
detesto el movimiento que a las líneas refringe,
y nunca lloro como jamás tampoco río.

Los poetas, al ver mis grandes ademanes,
que parecen prestados de altivos edificios,
consumirán sus días en austeros afanes;

Pues, para fascinar a amantes tan propicios,
tengo puros espejos que hacen las cosas bellas:
¡mis ojos, tan profundos, como eternas centellas!

Reaño dijo...

¡Sea!

Rain dijo...

Suelo recordar la fuerte mirada del gran Charles y ahora a través de tu post, lo vi enhiesto y loco.


Entrañable poesía.

Gracias por el antológico post. Estaré releyéndolo. Loas a Lacan y a ti.
:)

Anónimo dijo...

Mi Musa....
Oh bella noche en un cuarto solitario donde nuestras almas se cruzaron por primera

vez, grandes poetas inspiraron nuestro encuentro, iluminando dos almas perdidas

en la penumbre de la noche; las palabras quedaron cortas, cariños sobrarian, solo

quedaran burdos intentos de alegrar el dia. Pasado el tiempo nuestros corazones se

cruzaron, conocimos hasta nuestro ultimo rincon ¿Confiar en alguien extraño?

¿Cuando ?¿Como?¿Por que? NO SE. Entregado a ti estoy en alma y a corazon, eres

la causa de mi inspiracion, soy tu, eres yo, somos uno solo, inspiras en mil cantos de

angeles. Oh maldita por estar lejos de mi; pero si sueno egoista, algun dia juntos

estaremos y la noche prometida en el tejado de los grandes poetas nuestras almas

se cruzaran nuevamente. La ira se apodera de mi ser cuando me contradice que no

eres lo que siento y lo que quiero, pues hasta el dia en que mis ojos vean los

gorriones en el cielo una ultima vez volar y cuando mis oidos por utlima vez tu voz

pueda esuchar, seras por siempre mi MUSA


vamos animense y digan que tal para ver como estoy...mal, bien o malito...por cierto el anterior estuvo increible...gracias que buena ispiracion tienes