miércoles, agosto 02, 2006

Léo Ferré al abordaje: dedicado a Marga

You Tube decidió censurar todos mis videos de Ferré por incumplimiento de "copyright"... razón por la cual, cada semana volveré a poner uno a uno. Como dice una pinta en una pared de mi ciudad: "piratea y difunde".

Y es una excelente ocasión para dedicar esta canciónde Ferré que tanto quiero a Marga, por su excelente post
por el coraje de decir
por decir "yo"
hubo un tiempo en que los "cínicos" eran la "secta del perro", y lo que decían eran verdades hirientes, por ser verdades profundas. Piénsese en Diógenes.
Por Diógenes y todos los perros viejos, de siempre,
va esta canción, Marga, con admiración...



Le chien (El perro) Léo Ferré

À mes oiseaux piaillant debout (A mis pájaros chillando en pie)
Chinés sous les becs de la nuit (burlados bajo los picos de la noche)
Avec leur crêpe de coutil (con su rizo de taladro)
Et leur fourreau fleuri de trous (y su manga florecida de agujeros)
À mes compaings du pain rassis (A mis compañeros de pan duro)
À mes frangins de l'entre bise (a mis camaradas del entre beso)
À ceux qui gerçaient leur chemise (a aquellos que agrietaban su camisa)
Au givre des pernods-minuit (con la escarcha delos Pernods de medianoche)

A l'Araignée la toile au vent (A la Araña la tela al viento)
A Biftec baron du homard (A Bistec barón de la langosta)
Et sa technique du caviar (y su técnica de caviar)
Qui ressemblait à du hareng (que asemejaba a la del arenque)
A Bec d'Azur du pif comptant (a Pico de Azur del vino efectivo)
Qui créchait côté de Sancerre (que anidaba al lado de Sancerre)
Sur les MIDNIGHT à moitié verre (sobre las MEDIANOCHE a medio vaso)
Chez un bistre de ses clients (en un café de sus clientes)

Aux spécialistes d'la scoumoune (A los especialistas de lo oscuro)
Qui se sapaient de courants d'air (que se socavaban de corrientes de aire)
Et qui prenaient pour un steamer (y que creían un steamer)
La compagnie Blondit and Clowns (la compañía Blondit & Clowns)
Aux pannes qui la langue au pas (A las averías en la lengua que al paso)
En plein hiver mangeaient des nèfles (en pleno invierno comían nísperos)
A ceux pour qui deux sous de trèfle (a aquellos que por dos centavos de trébol)
Ça valait une Craven A (conseguían un Craven A)

A ceux-là je laisse la fleur (A aquéllos les dejo la flor)
De mon désespoir en allé (de mi desesperación)
Maintenant que je suis paré (ahora que estoy adornado)
Et que je vais chez le coiffeur (y que voy al peluquero)
Pauvre mec mon pauvre Pierrot (pobre tipo mi pobre Pierrot)
Vois la lune qui te cafarde (mira la luna que te acusa)
Cette Américaine moucharde (esta Americana soplona)
Qu'ils ont vidée de ton pipeau (que han vaciado tu flauta)

Ils t'ont pelé comme un mouton (Te han pelado como a una oveja)
Avec un ciseau à surtaxe (con una tijeras exageradas)
Progressivement contumax (progresivamente pretenciosas)
Tu bêle à tout va la chanson (tu balido mientras marchaba la canción)
Et tu n'achètes plus que du vent (y tu no compras más que viento)
Encore que la nuit venue (aunque la noche venga)
Y a ta cavale dans la rue (y tiene tu yegua en la calle)
Qui hennnit en te klaxonnant (que relincha tocándote el cláxon)

Le Droit la Loi la Foi et Toi (El derecho, la ley, la fe y tú)
Et une éponge de vin sur (y una esponja de vino seguro)
Ton Beaujolais qui fait le mur (tu Beaujolais que sirve de muro)
Et ta Pépée qui fait le toit (y tu Pépée (el chimpancé de Ferré) que hace el techo)
Et si vraiment Dieu existait (¿y si de verdad Dios existiese?)
Comme le disait Bakounine (como decía Bakunin)
Ce Camarade Vitamine (aquel camarada vitamina)
Il faudrait s'en débarrasser (más maldría deshacerse de él)

Tu traînes ton croco ridé (Arrastras tu cocodrilo arrugado)
Cinquante berges dans les flancs (cincuenta años en tus flancos)
Et tes chiens qui mordent dedans (y tus perros que muerden dentro)
Le pot-au-rif de l'amitié (el potaje de la amistad)
Un poète ça sent des pieds (un poeta siente los pies)
On lave pas la poésie (uno no lava la poesía)
Ça se défenestre et ça crie (eso se defenestra y se grita)
Aux gens perdus des mots FERIES (a las personas perdidas de las palabras FESTIVAS)

Des mots oui des mots comme le Nouveau Monde (Palabras, sí, palabras como el Nuevo Mundo)
Des mots venus de l'autre côté clé la rive (palabras venidas del lado clave de la orilla)
Des mots tranquilles comme mon chien qui dort (palabras tranquilas como un perro que duerme)
Des mots chargés des lèvres constellées dans le dictionnaire des (palabras cargadas de labios constelados en el diccionario de)
constellations de mots (constelaciones de palabras)
Et c'est le Bonnet Noir que nous mettrons sur le vocabulaire (y este es el Gorro Negro que pondremos sobre el vocabulario)
Nous ferons un séminaire, particulier avec des grammairiens (haremos un seminario particular con gramáticos)
particuliers aussi (particulares también)
Et chargés de mettre des perruques aux vieilles pouffiasses (y encargados de ponerle pelucas a la viejas putas)
Littéromanes (literatónomas)

IL IMPORTE QUE LE MOT AMOUR soit rempli de mystère et non (IMPORTA QUE LA PALABRA AMOR sea llenada de misterio y no)
de tabou, de péché, de vertu, de carnaval romain des draps cousus (de tabú, de pecado, de virtud, de carnaval romano de trapos cosidos)
dans le salace (en lo licencioso)
Et dans l'objet de la policière voyance ou voyeurie (y en el objeto de lo policial vidente o voyerista)
Nous mettrons de longs cheveux aux prêtres de la rue pour leur (pondremos largas cabelleras a los sacerdotes de la calle para)
apprendre à s'appeler dès lors monsieur l'abbé Rita Hayworth (enseñarles a llamarse desde ahora señor abad Rita Hayworth)
monsieur l'abbé BB fricoti fricota et nous ferons des prières inversées (seño abad BB fricotí fricotá y haremos plegarias inversas)
Et nous lancerons à la tête des gens des mots (y lanzaremos a la cabeza de las personas palabras)
SANS CULOTTE (SIN CALZON)
SANS BANDE A CUL (SIN TAPARRABOS)
Sans rien qui puisse jamais remettre en question (sin nada que pueda cuestionar jamás)
La vieille la très vieille et très ancienne et démodée querelle du (la vieja, la muy vieja y muy anciana y anticuada pelea del)
qu'en diront-ils (que dirán)
Et du je fais quand même mes cochoncetés en toute quiétude sous (y hago mis cochinadas al menos en toda quietud bajo)
prétexte qu'on m'a béni (pretexto que me han bendecido)
Que j'ai signé chez monsieur le maire de mes deux mairies (que he firmado frente a los dos alcaldes de mis dos alcaldías)
ALORS QUE CES ENFANTS SONT TOUT SEULS DANS LES (DADO QUE ESOS CHICOS ESTAN TOTALMENTE SOLOS EN LAS)
RUES (CALLES)
ET S'INVENTENT LA VRAIE GALAXIE DE L'AMOUR (YSE INVENTAN LA VERDADERA GALAXIA DEL AMOR)
INSTANTANE (INSTANTANEO)
Alors que ces enfants dans la rue s'aiment et s'aimeront (dado que esos chicos en la calle se aman y se amarán)
Alors que cela est indéniable (dado que esto es innegable)
Alors que cela est de toute évidence et de toute éternité (dado que eso es evidente y eterno)
JE PARLE POUR DANS DIX SIECLES et je prends date (HABLO PARA DENTRO DE DIEZ SIGLOS y tomo la fecha)
On peut me mettre en cabane (me pueden meter en un sanatorio)
On peut me rire au nez ça dépend de quel rire (pueden reirse en mis narices, dependiendo con qué risa)
JE PROVOQUE-À L'AMOUR ET À LA INSURRECTION (YO PROVOCO AL AMOR Y A LA INSURRECCIÓN)
YES! I AM UN IMMENSE PROVOCATEUR (Sí, soy un inmenso provocador)
Je vous l'ai dit (se los dije)

Des armes et des mots c'est pareil (Las armas y las palabras son parecidas)
Ça tue pareil (matan parecido)
II faut tuer l'intelligence des mots anciens (es necesario matar la inteligencia de las palabras antiguas)
Avec des mots tout relatifs, courbes, comme tu voudras (con palabras relativas, curvas, como gustes)

IL FAUT METTRE EUCLIDE DANS UNE POUBELLE (HAY QUE MANDAR A EUCLIDES EN UN TACHO)

Mettez-vous le bien dans la courbure (métanlo bien en la curvatura)
C'est râpé vos trucs et manigances (donde se rallan sus trucos y teoremas)
Vos démocraties où il n'est pas question de monter à l'hôtel avec (vuestras democracias donde no es cuestión de subir al hotel con)
une fille (una chica)
Si elle ne vous est pas collée par la jurisprudence (si ella no les está pegada por la jurispudencia)
C'est râpé Messieurs de la Romance (es así Señores de la Romanza)
Nous, nous sommes pour un langage auquel vous n'entravez que (nosotros queremos un lenguaje al cual sólo obstaculizarán)
couic (la nada)
NOUS SOMMES DES CHIENS et les chiens, quand ils sentent la (SOMOS PERROS y los perros cuando sienten la)
compagnie, (compañía)
Ils se dérangent et on leur fout la paix (se molestan y se les hace indiferente la paz)
Nous voulons la Paix des Chiens (queremos la Paz de los Perros)
Nous sommes des chiens de " bonne volonté " (somos perros de "buena voluntad")
El nous ne sommes pas contre le fait qu'on laisse venir à nous (Y no tenemos nada contra el hecho que dejen venir a nosotros)
certaines chiennes (a ciertas perras)
Puisqu'elles sont faites pour ça et pour nous (ya que están hechas para eso y para nosotros)

Nous aboyons avec des armes dans la gueule (Gritaremos con armas en la lengua)
Des armes blanches et noires comme des mots noirs et blancs (armas blancas y negras como palabras blancas y negras)
NOIRS COMME LA TERREUR QUE VOUS ASSUMEREZ (NEGRAS COMO EL TERROR QUE USTEDES ASUMIRAN)
BLANCS COMME LA VIRGINITÉ QUE NOUS ASSUMONS (BLANCAS COMO LA VIRGINIDAD QUE ASUMIMOS)
NOUS SOMMES DES CHIENS et les chiens, quand ils sentent la (SOMOS PERROS y los perros cuando sienten la)
compagnie, (compañía)
II se dérangent, ils se décolliérisent (se molestan, se descolerizan)
Et posent leur os comme on pose sa cigarette quand on a quelque (y ponen su hueso como uno pone su cigarro cuando se tiene algo)
chose d'urgent à faire (urgente por hacer)

Même et de préférence si l'urgence contient l'idée de vous foutre (igual y de preferencia si la urgencia contiene la idea de burlarse de ustedes
sur la margoulette (en su cara)
Je n'écris pas comme de Gaulle ou comme Perse! (Yo no escribo como De Gaulle o como Perse!)
JE CAUSE et je GUEULE comme un chien (YO PROVOCO y LADRO como un perro)

JE SUIS UN CHIEN (SOY UN PERRO)

13 comentarios:

Marga dijo...

Malaje... sabes que me muero de vergúenza cuando alguien hace estas cosas!!! jjajaja

Primero: el hecho de que andes poniendo en peligro el copyright ya me mola... jeje. Arriba el copyletf!! y los piratas con o sin parche!!

Segundo: Leo Ferré... pues eso!!

Tercero: Diógenes y su barril, estos días él lo utilizaría para esconder su vergüenza, no sus vergüenzas

Cuarto: Seamos perros!!! ladremos (palabras a todas horas) y provoquemos.Todo lo demás también lo suscribo!! Bakunin, dios y las putas campeando y Euclides a un lado...

Quinto: te perdono... (pero sólo un poco) jajajaja

Besossssssssss muchos, ladrados eim? o a gritos que no sólo va a servir para lo malo...

Robotrix dijo...

¡Un beso enorme para Marga y otro para vos, V! Villano vil de vodevil... el verano me tiene absorbida, el verano y el trabajo, y todo lo que me rodea, y la búsqueda de rincones para mí sola entre el neón.

Robotrix vuelve, poco a poco... ¡y pirateemos! Siempre quise ser Capitana... o me conformo con ser una subordinada más, siempre y cuando se me sirva un poco de grog :)

Robotrix dijo...

El último post de mi blog está escrito por Gonkun, un nuevo fichaje, que se une a mi tripulación... ;)

MaleNa dijo...

Maravillosos los tres

Marga (niña duende)

Ferre (el crepusculo)

Hermano Sol ( toda la luz)

Los beso.

mahaya dijo...

Tienes unas cuantas viñetas de V publicadas en mi sitio, concretametne el fragmento en que la chica se prepara para salir..
La calidad no es muy buena porque lo tengo en pdf y no he visto otra forma que hacer capturas al portapales copiarlo en paint y guardarlo en jpg, asi que algo a perdido. Si la imagen se ve pequiña clika para que se vea grande.
Si quieres el pdf te lo meto en un rar y te lo mando.

amelche dijo...

Te censuraron los vídeos de Ferré? Cualquier día te censuran el blog, ja,ja!

xnem dijo...

"aparece y desaparece pero no lo parece" Reagno fiera! luego voy con "el perro" este, ahora una sietecita, que hace "muncho" calor y ante todo "MUCHA CALMA" que aquí es verano.
Pasa por el Generation y verás donde estuve anoche tomando la fresca.

Reaño dijo...

Marga: jojojoy jojoy... besos en do ladrero...

Robotrix: pues aquí esprándote siempre! Besos!

Malena: Hermana Luna, luz blanca la que traes...

Mahaya: sos grande, un día te tendré que invitar un pisco!

Ana: ¿ya ves? así son mis enemigos políticos...

Xnem: Fiera! Pues no moverse mucho y tener un tinto de verano a la mano, para sacar los ladridos a tope...

Sir Faxx von Raven dijo...

guau!

Pam dijo...

Me paso a despedirme de mi camarada antes de mi partida. Rodeada de ropa y maletas, salir de Barcelona es una meta ya cercana. Hasta la vuelta, amigo!

Noctiluca dijo...

Hoy no hay bar camarada?

Anónimo dijo...

Best regards from NY! »

Anónimo dijo...

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